Historique

IRCELYON, créé en janvier 2007 est issu de la fusion de l'IRC et du LACE.

Histoire de l'IRC

Le succès remporté par le colloque international "Adsorption et cinétique hétérogène" organisé à Lyon en 1949 auquel participent les grands noms de la catalyse d'alors - Emmett, Taylor, Rideal et bien d'autres - va convaincre le CNRS d'apporter son appui au projet de Marcel Prettre de création d'un Institut de recherches sur la catalyse. Un décret du CNRS en date du 16 décembre 1958 créé le premier laboratoire dédié à la catalyse. L’IRC était né.

Le laboratoire est dès l'origine doté d'un équipement lourd de recherche et d'une grande capacité d'accueil de chercheurs. La création de nombreux postes d'ingénieurs et techniciens permet de rendre rapidement opérationnel les différentes techniques.

Les recherches s'orientent initialement vers la catalyse « vue par les matériaux » et vers la mise au point de méthodes de caractérisation; l'IRC acquiert rapidement dans ce domaine une grande visibilité internationale. Les réactions étudiées alors participent plus à la caractérisation du catalyseur qu'à l'étude de la réaction catalytique ciblée sur un produit.

Cette orientation sera maintenue après la succession en 1972 de Marcel Prettre par Boris Imelik à la direction du laboratoire. La structure initiale en trois départements évolue vers une organisation matricielle par thèmes, recouvrant chacun l'étude de différents types de catalyseurs, et par services scientifiques et techniques.

Les années 1980 voient la fin de « l’age d’or » ou les moyens humains et financiers venaient de Paris et marquent le début des relations contractuelles avec les grands de la chimie française. Cette évolution majeure, qui ne délaisse cependant pas l’aspect « physico-chimie des matériaux » intervient avec la nomination en 1984 de Raymond Maurel à la direction du laboratoire. Il développe les relations contractuelles avec l'industrie et suscite la création d'unités mixtes de recherche en milieu industriel intégrant de nombreux chercheurs de l'IRC. L'activité des thèmes se focalise alors vers l'étude de la réaction catalytique et de la recherche de catalyseurs actifs et sélectifs vers des produits cibles. Un thème de chimie théorique est créé pour développer, en forte interaction avec les expérimentateurs, la modélisation des sites actifs.

Cette nouvelle politique scientifique sera poursuivie après le départ de Raymond Maurel en 1988 par les directeurs successifs: Danielle Olivier (1989-1992), Igor Tkatchenko (1993-1997), Bernard Bigot (1998-2001) et Thierry des Courières (2002-2005).

l’IRC apprivoise la réaction catalytique sans pour autant oublier l’aspect « catalyse vue par les matériaux ». Ce dynamisme permit à l’IRC de surmonter la baisse de ses effectifs par essaimage, changea les mentalités de ses troupes et eut le mérite de le préparer aux évolutions récentes que nous connaissons : baisse du nombre de fonctionnaires, ouverture européenne et internationale, financement régional de la recherche, multiplication des appels d’offres …

Dans cette évolution perpétuelle l’IRC a su s’adapter au caractère multi-partenariat de ses relations et orienter son savoir faire et ses compétences vers les grands défis de la catalyse de ce siècle que sont l’activation de la liaison C-H, la conversion de la biomasse et des déchets, la production de carburants propres et des grands intermédiaires, la chimie verte, la dépollution de l’air et des effluents aqueux. De plus l’IRC développe une thématique réacteur/génie de la réaction en complément du triptyque « catalyse-matériaux-caractérisation ».

Un demi-siècle après sa création l’IRC est toujours là. Il est parfois envié, parfois critiqué. L’IRC est une belle maison qui produit de la belle science mais qui souffre également de quelques maux liés à son histoire, à son statut et à sa position sur la place lyonnaise. L’IRC doit poursuivre son évolution et doit s’ouvrir maintenant encore plus sur le milieu universitaire à l’heure où la recherche française est appelée à se restructurer, moderniser ses statuts pour rester compétitive et garder le rang qui doit être le sien dans l’espace européen de la recherche.

IRCELYON n’est qu’une étape supplémentaire de l’évolution d’un laboratoire de recherche.

Histoire du LACE

Le LACE créé en 1995, par essaimage de l’équipe de Michel Primet de l’IRC, cibla très vite ses activités sur la synthèse inorganique, la combustion catalytique, la catalyse de dépollution automobile « trois voies », la catalyse DeNOx, les carbones activés et la photochimie. Lorsque le CNRS ferma l’unique laboratoire de chimie de l’Ecole Centrale de Lyon, il demanda à Jean-Marie Herrmann et son équipe de photocatalyse, essaimée de l’IRC en 1984, de rejoindre le LACE. Cela permettait d’élargir le spectre d’activité du LACE dans le domaine de l’environnement et permettait en plus, de regrouper, sous un même toit, la photocatalyse et la photochimie.

Nommé Directeur du LACE au 1er janvier 2003, Jean-Marie Herrmann eut pour mission de recentrer les activités du laboratoire conformément aux vœux émis par le comité d’évaluation du laboratoire. Trois thèmes furent progressivement mis en place : la catalyse Rédox pour l’environnement, la photocatalyse/photochimie et les matériaux fonctionnalisés. Ce dernier thème se voyait renforcé par l’arrivée d’une équipe de « chimie supramoléculaire » de l’UCBL.

Aujourd’hui, le  LACE regroupe en son sein toutes les activités de l’UCBL dans le domaine de la chimie appliquée à l’environnement et couvre un large spectre d’activités avec des compétences en catalyse hétérogène, photocatalyse, photochimie et synthèse inorganique.